Perspectives Webmarketing 2010 #1: bilan du Forum E-marketing Paris

Par Isabelle DELSENY-ERNEST, , Articles sur le E-marketing

Au vu du nombre de stands, conférences et visiteurs on ne pouvait que constater sur le salon du E-marketing Paris 2010 : le e-marketing a le vent en poupe !

Même si de l’avis de beaucoup d’intervenants le secteur a subit et subira cette année encore les effets de la crise économique, c’est un secteur qui s’en sort plutôt bien.

D’après Alain Laidet, commissaire du salon : « les investissements e-marketing figurent au 3e rang des investissements publicitaires globaux, derrière la TV et la presse » en 2009 !

Mais avec des variantes suivant les outils du e-marketing que j’ai synthétisé ici à partir des chiffres du SRI (Syndicat des Régies Internet) du 13 janvier 2010 :

Répartition des investissements
E-marketing en 2009  (en milliards d’euros)
(Source SRI-Janv 2010)
2,1 en % % d’augmentation 2009/2008
Search 0,88 42% +10%
Display 0,48 23% -6%
Annuaires 0,449 21% +7%
Affiliation 0,157 7% +12%
E-mailing 0,104 5% -20%
Comparateurs 0,101 5% +12%
Mobile marketing 0,023 1% +30%

 

Enfin le Search Marketing (Search Engine Optimisation + Search Engine Advertising) prend sa place !
En navigant à travers le salon, tout comme dans les blogs, articles, newsletters de l’année 2009 : on voit combien ces outils qui permettent la visibilité d’un site lors des requêtes sur les moteurs de rechercheont comptés.
En période de crise, ils ont été perçus comme le meilleur modèle économique avec une réelle visibilité sur les résultats.
Le grand gagnant de l’année étant la VSEO : à savoir la visibilité sur les moteurs de recherche grâce à la diffusion de vidéos.

Le Display (e-pub) qui devait exploser de +18% d’après les tendanceurs fin 2008 a dû faire face à la crise, les bannières sont en perte de vitesse !


Je rappelle à ce propos que tous les navigateurs donnent la possibilité de télécharger des modules complémentaires anti-pub ou de bloquer les fenêtres publicitaires, et que les internautes matures nettoient de plus en plus leurs ordinateurs des cookies …


Les publicitaires se reportent donc en 2010 sur les réseaux sociaux, dans les vidéos, … mais avec une nouvelle contrainte selon Jérôme de Labriffe, président de l’Internet Advertising Bureau, « La directive européenne sur les données personnelles, qui impose de coller un opt-in sur les pubs affichées, va nous impacter de manière négative ».

L’augmentation du nombre d’annuaires en ligne est expliqué par le passage du papier au web pour beaucoup d’entre eux et permet donc là encore un support de visibilité.

L’Affiliation restructurée en 2008 voit sa part de marché reprendre le dessus, le qualitatif remplace le quantitatif d’autrefois, une bonne piste de visibilité en 2010 donc.

L’E-mailing est en perte de vitesse, là encore face à l’explosion des sollicitations non sollicitées justement ! la maturité des internautes et des outils anti-spam a nuit à la déliverabilité des e-mails, et provoque une forte baisse -20% ! Le ciblage comportemental, le permission marketing, le retargetting et la qualité des messages seront les enjeux de 2010 d’après les experts du secteur.

L’usage des comparateurs de prix par les internautes explique là encore la bonne tenue de ce marché, à condition que les comparateurs jouent réellement le jeu du classement du meilleur prix pour une réelle concurrence !

Le M-Marketing ou marketing mobile prend doucement sa place en France boosté par les ventes de smartphones et l’attractivité du support pour les jeunes cadres-mobiles.

D’autre part, les secteurs qui s’en sortent le mieux :


Le e-commerce affiche une progression de 26% en 2009 … tiré par le B to C et le C to C:


Croissance expliquée par l’ouverture de plus en plus de petits sites marchands d’une part (+35%) et par l’arrivée sur le web de toutes les grandes enseignes physiques tirées par les ventes en ligne du secteur « textile-mode » : +13%.Un autre chiffre est intéressant : l’étude « Résultats E-commerce 2009 » duJDN rapporte que la Fevad a constaté d’après un nouvel indicateur mis en place, une augmentation du taux de transformation au cours de l’année 2009.

A contrario, le B to B est à la traine avec 0% de croissance en 2009/2008 (source Fevad 2010) … sans doute parce qu’il ne provoque pas « d’achat d’impulsion » comme le B to C et que la crise a rendu les entreprises frileuses sur leurs achats en général.

Le nombre de cyberacheteurs aurait progressé de 9% en 2009 et représenterait désormais 70,5% des internautes …

On comprend dès lors, l’engouement des professionnels et entrepreneurs que j’ai observé pendant les conférences surbookées du salon : toutes semblent avoir fait le plein de spectateurs attentifs …

Un clin d’œil à mes étudiants d’Hetic qui eux ont trouvé les conférences trop « commerciales » mais qui ont néanmoins « appris beaucoup » en une après-midi 😉


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